
Ce qu'il reste de l'homme selon Giacometti
L'Homme qui marche
Je marche. Infiniment je marche. Je m'appelle Raoul, Jean ou Paul, Je n'ai pas de nom et j'ai tous les âges. Enjambant le temps, je suis cette silhouette blanche et omnisciente qu'Alberto, sa vie durant, a portée en lui : genèse lente et hésitante, inépuisable obsession.
Dans le Paris de l'après-guerre, avide de penser un monde nouveau, un homme, reclus dans l'atelier miséreux qui lui sert de logis, façonne, taille, retaille, creuse, lisse, avec obstination et sans relâche. Le soir venu, il détruit tout pour recommencer le lendemain dans une quête perpétuelle de vérité artistique.
Sous ses doigts se dressent bientôt de nouvelles figures, filaires et diaphanes, au bord de l'abstraction. Puis un homme, fendant l'espace de sa minceur, qui, les pieds ancrés au sol, avance. Alberto Giacometti vient de créer L'Homme qui marche, son oeuvre majeure.
Écrit sous forme poétique et introspective, l'auteure donne vie à l'atelier de l'artiste et à L'Homme qui marche. Symbole universel de la condition humaine confrontée aux traumatismes de la guerre, il incarne la fragilité mais aussi la persévérance et l'espoir d'un monde en reconstruction.
(sous réserve de confirmation)
Largeur : 14.0 cm
Epaisseur : 1.3 cm