
Henri Michaux, pèlerin de l'intérieur
« Henri Michaux, Hadewijch d'Anvers. Un poète féru de mystique, une mystique férue de poésie. Deux pèlerins que les siècles séparent mais qu'une même inlassable quête unit : celle de l'intériorité que tous deux, par divers moyens, avec d'autres objectifs, tentèrent sans relâche de rejoindre afin d'y trouver l'Absolu. Un Absolu aux contours différents : l'infini turbulent pour le premier, turbulent parce qu'atteint - ou simplement approché - par des substances hallucinogènes ; Dieu fuyant, loin-près selon une formule mystique due à la béguine Marguerite Porete, pour la seconde. »
C'est ce lien que Patrick Krémer explore ici, du fond sans fond des mystiques flamands qui tenaient en haute estime la Gelâzenheit - le délaissement - au lointain intérieur du poète de Vers la complétude. Une continuité apparaît ainsi entre les premières recherches de Michaux, alors qu'il contribuait au Disque Vert et dirigeait des numéros d'Hermès, et ses expériences mescaliniennes qui lui permirent notamment d'accéder à « l'incroyable, [au] désiré désespérément depuis l'enfance [...], l'inouï, l'inaccessible [...] voir des milliers de dieux. »
(sous réserve de confirmation)
Largeur : 14.0 cm
Epaisseur : 1.9 cm